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Qui es-tu Tove Jansson, mère des Moumines et icône finlandaise ?

Temps de lecture : 14 min

Dans les mémoires collectives, Tove Jansson n’est personne d’autre que la créatrice incontournable des Moomins. À l’instar de l’orthographe changeante des petits trolls – Muumin, Moomin, Moumine -, cette icône de la culture finlandaise a mené une multitude de vies.

Tantôt romancière, tantôt sculptrice ou peintre, Tove Jansson était une femme accomplie, fière et guidée par des valeurs avant-gardistes qui se retrouvent dans toutes les œuvres de sa carrière. Dans les aventures de Moomintroll évidemment, mais également dans ses choix de vie ; première personnalité féminine ouvertement homosexuelle, propriétaire d’une île déserte, irrévérencieuse envers les idéologies conservatrices et surtout esprit libre et insaisissable.

De sa naissance en 1914 à sa mort en 2001, retracez le parcours d’une artiste hors du commun, prête à tout pour revendiquer ses positions et aujourd’hui adulée de la Finlande au Japon… et quelque peu méconnue en France. L’instant nordique dresse le portrait complet de Tove Jansson.

L’enfance bohème de Tove Jansson

Née en 1914 à Helsinki, Tove Jansson est la première enfant du couple Jansson-Hammarsten, un duo d’artistes suédophone en quête de reconnaissance à Helsinki. En analysant a posteriori sa carrière, il est frappant de constater à quel point Tove Jansson représente le fruit de l’union de ses parents. Sa mère, Signe Hammarsten, est illustratrice renommée et son père, Viktor Jansson, sculpteur et lecteur passionné.

En compagnie de ses deux jeunes frères, la petite famille ouverte d’esprit et bohème détonne au moment où la Finlande se déchire en 1918. Une guerre civile éclate, ce qui n’empêchera pas le couple de nourrir leurs progénitures de contes et de fables.

Au début des années 1920 déjà, son père est convaincu qu’ils ont transmis la fibre artiste à leur fille. Il rédige même une lettre à sa femme pour lui faire part de son intuition. Pas encore adolescente, Tove Jansson commence par épauler sa mère pour la soulager des commandes qui affluent. « La maison et l’atelier ne faisaient qu’un […] sans distinction claire entre le travail et la vie de famille « … Un schéma familial intense qui l’accompagnera tout au long de sa vie, à cheval entre sessions de travail interminables et moments de contemplations infinis.

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Regard franc, posture droite : dès l’enfance, Tove Jansson avait déjà tout d’une grande. ©Moomin Fandomc

Le Paris de la Belle Époque l’intrigue, elle qui a davantage voyagé dans ses pensées que dans la réalité. Elle part étudier à l’École des Beaux-Arts, mais se heurte au conformisme culturel. Déçue et indignée par son expérience, elle trouve refuge chez une artiste suisse basée dans la capitale française, reconnue pour son approche radicale de la peinture et du dessin.

Tove Jansson n’aura eu de cesse d’afficher des marques de reconnaissance auprès de sa famille. En témoigne le projet qu’elle considérait comme l’œuvre la plus aboutie de sa jeunesse : le portrait réaliste des Jansson au grand complet, en format large et peint à l’huile. L’accueil de son tableau fut moins honorable qu’elle l’eu espéré, les critiques se concentrant davantage sur la technique que sur l’originalité de l’œuvre. Touchée, l’artiste en construction délaisse la peinture pour l’illustration. À tout juste 30 ans, elle ne sait pas encore, mais elle s’apprête à se lancer dans le chef d’œuvre de sa vie : les Moomins.

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Cigarette au bec, il n’a pas l’air de faire très chaud dans les lieux de création de Tove Jansson. ©The Irish Times

Tove Jansson, la mère des Moomins

Si la France ne lui a pas laissé sa chance, elle aura au moins eu le mérite d’être à l’origine du projet onirique de Tove Jansson : la création d’un univers fantaisiste pour enfant, les Moumines (« Moomin » en version finlandaise). La Seconde guerre mondiale achevée, Tove Jansson ressent le besoin de partager des moments d’évasion à ses compatriotes. Elle publie alors le premier épisode des Moomins en 1945 pour rendre hommage à la culture et au folklore finlandais.

Dans une lettre adressée à un ami, Tove Jansson met des mots sur cette envie de légèreté. De ce projet, elle espère faire rejaillir la part d’humanité de chacun d’entre nous et nous rappeler que le monde et la vie ont d’abord été construits grâce à l’amour et la générosité. Tove Jansson écrit alors : « Lorsque je me suis senti déprimée et que j’ai voulu m’éloigner de mes sombres pensées pour me tourner vers autre chose… [ndlr : son échec à Paris et la guerre] … je me suis glissée dans un monde incroyable où tout était naturel et sans gravité. Et surtout où tout était possible.« 

Découvrir la Finlande.

À l’instar des Barbapapa, les Moomins sont une famille de personnages dessinés habitant dans le verdoyant univers de Moominvalley. Attachées à leur environnement paisible, les Moumines n’hésitent pas à sortir de leur zone de confort pour explorer des contrées lointaines, à leurs risques et périls. Des épisodes teintés de moral et d’humour qui offrent généralement un double niveau de lecture – pour les petits et pour les grands.

Le jeune protagoniste Moomintroll ;
Sa mère, la cartésienne Moominmamma ;
Son père, Moominpappa constamment à la recherche d’aventure ;
La petite copine de Moomintroll, Snork Maiden qui l’embarque parfois dans des situations périlleuses ;
Sa fidèle amie Muu, espiègle au caractère bien trempé ;
Les amis de Moomintrool, des créatures non-Moomin.
Les personnages principaux des Moomins.

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Iniatialement en noir et blanc, les aventures de Moomintroll prennent de la couleur dans les années 70. ©The Guardian

En une décennie, les aventures de Moomintroll traversent les frontières finlandaises et suédoises. Le London Evening News achète les droits d’illustration de Tove Jansson. La peintre désavouée par les critiques prend sa revanche en publiant tous les soirs ses comics strips dans le grand journal britannique du soir de l’époque. Durant 15 ans, les lecteurs s’attacheront à ses dessins d’illustration. Le succès est tel que les Muumins sont adaptés à la télévision, au cinéma, au théâtre et même à l’opéra !

La frénésie populaire du départ s’empare de toutes les couches de la société anglaise et occidentale. 10 millions de livres sont vendus, faisant des Moomins l’un des premiers marqueurs générationnels mondial ! Au Japon, les Muumins sont ainsi de véritables icônes de la culture populaire et les produits dérivés se vendent comme des petits pains.

Moins réputée en France, Tove Jansson a cependant reçu le Prix du Patrimoine au festival d’Angoulême il y a quelques années.

Les Moumines, conte philosophique et réflexion du moi intérieur

Loin de s’arrêter à l’image des contes traditionnels pour enfants, les Moumines renvoient davantage à des essais philosophiques sur des thématiques universelles. Dans le troisième ouvrage, Finn Family Moomintroll, les petits monstres s’envolent par-delà les frontières de Moominvalley. Tove Jansson questionne alors la place de l’étranger dans une société, si l’accueil d’autrui repose plutôt d’un devoir ou d’un droit ou encore sur la place de la culture comme marqueur identitaire. Jamais moralisatrice, les créatures évoluent dans un monde bercé de valeurs louables, entre bienveillance et tolérance.

Tove Jansson ne laisse donc aucun doute quant à l’analogie qu’elle souhaite souligner entre le monde idéalisé des Moumines et le monde des humains, en proie aux déchirements et soumis aux vices. C’est en partie grâce aux nombreux parallèles qu’elle intègre dans les rebondissements successifs que les Moomins ont touché le public du monde entier.

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L’univers des Moomins n’est jamais tout noir ou tout blanc, il faut savoir distinguer les nuances. ©Moomin Fandom

Dès le premier tome « Une Comète au pays de Moumine », chaque lecteur peut s’identifier facilement aux différents héros, de Muuminmamma aux hatifnates, ces petites créatures attachantes qui dévorent tout sur leur passage. Aussi libre que l’est Moomin dans son monde enchanteur, Tove Jansson invite chacun à laisser libre cours à son interprétation afin de tenter de connaître son moi intérieur.

Entre légèreté et gravité, on comprend que l’intention première de Tove Jansson s’inscrit dans une philosophie très personnelle. Tiraillée entre ses attentes, ses valeurs et ses choix, l’illustratrice finlandaise place la nuance comme élément central de ses croquis. Les Moumines ne sont ainsi jamais croqués tout en noir ou tout en blanc, au même titre que nous autres humains.

Ambassadrice culturelle et Moominmamma de la Finlande

L’histoire de Tove Jansson repose sur celle d’une femme, artiste par excellence, qui ne pouvait supporter le statu quo et le non-choix. Tout au long de sa vie, ses choix forgeront son image, à commencer par celui d’affirmer et revendiquer son homosexualité. Dans une Finlande profondément marquée par les valeurs conservatrices, l’autrice n’hésitera pas à se montrer accompagnée de sa chère et tendre, notamment lors des nombreux dîners et galas de prestige qui vont de pair avec son statut d’icône de la culture.

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Tove Jansson et les Moumines, un lien indissociable. ©Picture Alliance / DPA

En véritable ambassadrice de son univers des Moumines, Tove Jansson aime à prendre les apparences tantôt de Moomintroll ou Moominmamma. À travers ses personnages fictifs, elle trouve le moyen subtil de délivrer des messages, parfois politiques, souvent pertinents, dans le but de faire évoluer les mentalités sur des questions sociétales aussi importantes que celle de la place de l’amour, de la solidarité, de l’esprit de l’effort collectif ou de la transmission intergénérationnelle.

Sa notoriété se matérialise jusque dans les hautes sphères de Stockholm, où les hommes d’affaires eurent un temps le – mauvais – goût de porter des cravates à l’effigie des Moomins. À aucun moment cependant, l’artiste finlandaise n’a souhaité renier ses valeurs. En atteste par exemple sa perception du devoir de célébrité, relaté dans une de ses correspondances. Alors que son frère chéri Lars – à qui elle donnait l’affectueux nom de Lasse – avait envoyé des poèmes à Dorothy Parker, la scénariste américaine n’a jamais daigner lui répondre.

L’île déserte, son amour pour toujours

L’histoire des Moumines et de l’œuvre artistique de Tove Jansson est intimement liée à celle de Klovharu, une île finlandaise située dans l’archipel de Pellinki. Un havre de paix posé au milieu de la Baltique et une source d’inspiration intarissable pour cette artiste libre et audacieuse.

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Klovharu, petit havre de paix dans la Baltique. ©Pauline Sauveur

Dès sa plus tendre enfance, elle s’imaginait gambader au milieu d’une nature luxuriante, sans danger et en harmonie avec les éléments. En grandissant, la fille d’Helsinki souhaitait à tous ceux qu’elle aimait de posséder une île sans adresse. Ce sera finalement à quelques encablures du village de Söderby qu’elle trouvera son paradis. Un peu plus rocailleux que celui de ses rêves, Tove Jansson y passera tous ses étés jusqu’à sa mort à 86 ans.

Helsinkienne d’origine, elle met du temps à se conformer à la société finlandaise. Plus à l’aise en suédois qu’en finnois, elle rédige la majorité de ses écrits en suédois. Tove Jansson fait partie des « finlandssvenska », cette minorité finlandaise suédophone généralement issue de la bourgeoisie. Les valeurs sont d’ailleurs plus proches des pays occidentaux, ce qui lui permettra de faire les rencontres bienvenues dans sa quête de renommée.

Lorsqu’elle ne réside pas dans le quartier Art Nouveau d’Helsinki, Klovharu fait office d’échappatoire nécessaire en fuyant les cercles aristocratiques de la capitale finlandaise. À Söderby, tout le monde parle suédois et laisse Tove Jansson parcourir cette île envoûtante. Dans la série des Moumines, Tove la dessinatrice ajoute de nombreux éléments tirés de ses séjours dans l’archipel. Une vie en autarcie qu’elle chérissait sans retenue avec sa compagne Tuulikki Pietilä.

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La famille Moumine au grand complet, sous l’oeil protecteur de leur créatrice. ©Moomin.com

Une carrière couronnée de succès mais éprouvante pour celle qui est considérée comme l’une des figures les plus importantes de la littérature finlandaise de l’Histoire. Une Moominmamma adorée au pays des mille lacs sur laquelle sont braqués tous les projecteurs.

Elle reconnaît en 1963 la difficulté de trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle qu’impose son rôle d’ambassadrice : « J’ai été réveillée par une autre équipe de télévision qui voulait un commentaire sur la situation culturelle du moment. J’ai encore des masses à régler avec la famille et les cousins, les représentants de la culture des enfants, les traducteurs et les galeries d’art. . . . J’ai l’impression d’être un peu arrogante, mais je fais tout mon possible pour maintenir mon image : une enfant de la nature, douce, cultivée, en perpétuel émerveillement. » On comprend mieux son attachement viscéral à son île isolée qui signe un retour à une vie plus ordinaire.

Plus tard, Tove Jansson exprimera davantage son malaise à travers des lettres de correspondance. Elle aura à cœur de toujours commencer ses rédactions par une note positive cependant. Au fur et à mesure, son image de personnage public deviendra plus confidentielle. Seules quelques proches continueront de recevoir des nouvelles de Tove Jansson, souvent sous forme de lettre ouverte, déversoir de ses humeurs autant que de sa vie intérieure.

Cet esprit ouvert et libre originel laissera place à un travail artistique plus complexe qui s’exprimera dans ses œuvres textiles, ses peintures et ses romans pour adultes. Signe d’un besoin de solitude, son atelier d’Helsinki autrefois vivant connaîtra plusieurs périodes de fermetures, comme si elle souhaitait mettre la clé sous la porte aux intrusions indésirables de sa vie romantique.

Écrivaine, plasticienne, peintre : une artiste complète

La majorité d’entre nous connaît Tove Jansson l’illustratrice audacieuse. Mais la créatrice des petits hippopotames blancs, les Moumines, s’adonnait encore davantage aux autres arts. Romancière, plasticienne, sculptrice : elle passait un temps incalculable penchée sur ses plans de travail, tantôt dans son atelier, tantôt chez des amis artistes ou sur son île déserte.

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Tove Jansson dans son atelier, peintre pour subvenir à ses besoins. ©BBC.com

En réalité, sa vraie passion fut la peinture. Durant toute sa carrière, ses talents de peintre hors du commun lui ont rapporté bien plus que ses succès littéraires. Elle peut s’enorgueillir d’avoir réalisé une multitude de peintures murales pour des bâtiments officiels ou des sièges sociaux à Helsinki et partout en Finlande. Un gagne-pain bienvenu et nécessaire pour s’offrir le matériel coûteux qu’elle devait se procurer pour ses autres hobbies artistiques.

Cette vie multiple, elle n’aurait pu la mener sans un atelier à sa disposition. Le désormais célèbre Ullanlinnankatu 1 au cœur d’Helsinki avait tout ce dont Tove Jansson espérait. Pourtant loin des standings des résidences d’artistes d’Europe, son petit atelier représentait le lieu de création idéal à ses yeux. En découvrant la pièce de 7,7 mètres de côté en 1944, voici ce qu’elle pensait : « Avec les bombardements, c’était horrible, plus de fenêtres, des fissures partout, des pans de mur effondrés, la cuisinière et les radiateurs tout a été détruit. » Un confort spartiate qui ne l’empêcha pas d’y passer le plus clair de son temps, même durant les hivers vigoureux de Finlande.

Lieu de rencontres, de fêtes et de vie – elle dormait dans une mini chambre adjacente -, son atelier lui permis de réaliser son rêve d’enfant : un endroit à son image où les pensées sont libres et les jugements interdits. Un rêve d’autant plus symbolique qu’elle en fit l’acquisition à la fin d’une des nombreuses menaces d’expulsion qui la visait depuis 10 ans. Tove Jansson fera appel à un couple d’amis designer, Reima et Raili Pietilä pour le moderniser en 1962.

L’atelier mythique de Tove Jansson est resté intact depuis lors. Depuis une quinzaine d’années, des visites guidées y sont proposées et permettre de se plonger dans la peau de l’artiste finlandaise homosexuelle la plus connue au monde.

Tove Jansson, une icône engagée

Aujourd’hui encore, Tove Jansson fait figure d’icône culturelle adorée des enfants, admirée par les adultes. À sa mort en 2001, elle laisse derrière elle une œuvre considérable : peintures, romans, livres et contes pour enfants, couvertures de magazines, dessins animés politiques, livrets… Celle qui a conquis le cœur des bédéphiles (les amateurs de bandes dessinées) grâce aux 9 éditions des Moomins fut autant appréciée par son savoir-être que son audace artistique.

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Tove Jansson écrit de nombreuses lettres pour faire part de ses états d’âme. ©Moomin.com

Dans la biographie Tove Jansson: Work and Life, l’historienne Tuula Karjalainen souligne bien les positions avant-gardistes de l’artiste finlandaise, notamment dans ses choix de vie personnels. En effet, elle partagera son quotidien avec un homme sans être mariée, une anomalie à l’époque, avant d’enchaîner quelques relations avec des femmes. Ses liaisons homosexuelles sont restées secrètes un moment avant d’être dévoilées, quand on sait que l’homosexualité était passible d’une peine de prison ou à l’internement psychiatrique jusque dans les années 1950. Elle dû même changer de numéro de téléphone suite aux appels incessants de personnes l’accusant d’avoir vendu son âme ou de s’être auto-censuré au profit de la réalisation d’œuvres commerciales.

On retrouve néanmoins des arguments opposés dans l’avant-propos de Fair Play rédigé par Ali Smith : « Dans sa production littéraire pour adultes comme dans le reste de son œuvre, Tove Jansson a fait preuve d’une assez grande radicalité dans la forme comme dans le choix des thèmes abordés, une radicalité là aussi empreinte de la tranquillité profonde qui est le propre de toute sa création. » La clarté stylistique de Jansson « mène à une transparence baignée de mystère », et ses livres mettent en scène « des personnages qui ne sont pas habituellement présents en littérature, ou auxquels les écrivains ne laissent habituellement que peu de place ».

Pour découvrir une rétrospective de la vie de Tove Jansson, rendez-vous au Moomin Museum de Tempere (2h en train d’Helsinki). Vous y trouverez de nombreux dessins originaux de Tove Jansson dans une atmosphère 100% moominesque et adaptée aux enfants.
Visiter le Moomin Museum.

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